Tout à commencé il y a déjà quelques années. Je ne l'ai pas du tout venu venir. Je pensais pas que ça pouvait arriver comme ça, non pas à moi. Mais la vie est faite ainsi et l'humanité ne l'arrange pas. Avant tout cela, jamais je n'aurais agit de la sorte. Aujourd'hui, je ne suis qu'un fille égoïste et avide de gloire et de pouvoir. A quoi bon ? Me direz-vous. Oui, j'étais comme vous, avant. J'avais juré que quoi qu'il se passerai, je resterai moi et uniquement moi, que rien ni personne n'aurait le pouvoir d'agir sur mon comportement et mes décisions. Mais tout n'est pas si simple que ça.
On ne sait jamais ce que nous réserve la vie. Et parfois, je vous l'assure qu'il vaut mieux ne pas le savoir. Peut-être que finalement si. Savoir son avenir permettrai de nous améliorer, de nous corriger. On dit qu'on ne refait jamais les gens. Mais c'est faux...
Embrigadé dans des belles paroles, on change et le pire est qu'on ne s'en rend pas compte. Un matin on se lève, on regarde autour de soi et on s'apperçoit que finalement on est seul. Alors on se dirige vers le miroir le plus proche et là, nos yeux s'ouvrent. On ne reconnaît plus notre reflet. Forcément on a honte, on regrette. Tant d'années passés à lutter contre tout cela, à lutter pour que jamais on ne vous oublie mais en fin de compte, on se rend compte que la personne que les gens n'oublierons pas, ce n'est soi.
La triste réalité s'abat sur vous, comme un éclair qui vous tombe dessus. Imprévisible... Silencieuse...
C'est comme si du jour au lendemain, vous réalisez qu'une personne proche est morte. Le plus dramatique c'est que cette personne, c'est vous. C'est moi...
Ce matin là est arrivé...
Je suis debout devant la glace, admirant un reflet qui est loin d'être le mien. Cette jeune fille qui se reflète est fière... ambitieuse... jalouse... et horriblement égoïste.
Toute personne à son moment de gloire, mais lorsque celui-ci est terminé, on ne peut plus que constater les dégâts. Dégâts sur soi, dégâts sur les proches, dégâts sur tant de c½urs...
C'est ce qu'atteint la pire des douleur : le c½ur.
Et pourtant on sait que quoi qu'on puisse faire, jamais ça ne changera. Ni le mal que l'on a fait, ni celui que l'on continuera à faire, ni le mal que l'on se fait à soi-même.
C'est ce qui s'appelle la dure réalité. Les gens te collent une étiquette parce que pendant un temps tu as été la pire des amies... Et tu ne peux que te venter d'avoir été la pire des ennemies...
Je ne cherche pas ici à me justifier, ni à ce que vous compreniez... seulement à ce que vous vous échappiez si cela devait un jour vous arrivez...